Les grands thèmes

Le sacrifice

La notion de sacrifice est celle autour de laquelle tourne tout le récit. Elle est glorifié et comparée à un acte de courage lorsqu’elle est racontée de bouche à oreille, mais l’autrice n’est pas de cet avis. Elle donne au sacrifice la saveur qu’il a véritablement, celle de la mort infantile, de la tristesse, du regret, d’une mère perdue.

Ce n’est que lorsque l’on comprend la véritable signification de ce sacrifice qu’on saisi les enjeux de la morale du conte.

Le deuil

Il n’est absolument pas mentionné à travers les âges. C’est comme si le deuil était resté bloqué dans le passé et que le récit à voyagé seul sans lui au fil des narrations.

C’est pourtant ce qui donne toute la dimension dramatique de l’acte de la reine. L’autrice veut nous faire ressentir cette douleur du deuil en écrivant différentes versions de la fin du conte. Si son bébé ne vit plus alors elle ne vivra plus elle aussi. Que ce soit dans les versions où elle se jette au fleuve avec lui, ou encore quand elle devient presque démente et à l’article de la mort après l’avoir tué, ou enfin quand elle et son peuple sont capturés et esclavagés par son oncle, douleur qu’elle vivra avec son enfant dans toutes les versions.

Le deuil peut-il être secondaire quand il s’agit de sauver un peuple entier?

L’espoir aveugle

Qu’il s’agisse du peuple ou de la reine selon les versions, l’espoir d’une vie nouvelle de l’autre côté du fleuve semble tellement convoitée qu’elle mériterai de commettre n’importe quel acte pour y parvenir. Quitte à tuer un bébé, quitte à briser la vie d’une mère déchirée par le remord qui selon les versions choisi même de se livrer à la mort avec son enfant car elle n’a pas la force de l’arracher à elle.

Cet espoir se ressent également dans l’esprit des personnes qui entendent ce récit. Il est très bien illustré par la dernière partie du conte que Véronique Tadjo a intitulé « l’enfant oiseau », et dans lequel elle représente l’enfant une fois mort, qui regarde le monde en le survolant, et assiste à l’horreur de celui ci. Bien qu’il soit en sécurité, il choisira tout de même de tenter d’agir, car il observe que le monde ne se souvient plus. Il a oublié ses racines et ne fais que se battre pour arriver à ses fins sans comprendre ce que représente le véritable bonheur.